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ACCORD DE PARIS : LE COMPROMIS QUI NE "LAISSE PERSONNE DERRIERE"

13/12 12h05

LE BOURGET (PARIS) - La Conférence mondiale sur le réchauffement climatique (COP21), organisée au Bourget depuis le 30 novembre, a réussi à trouver, samedi soir, les compromis qu’il faut pour parvenir à un accord accepté par tous, "sans laisser personne derrière".

Un accord "historique", "sans précédent" sur le climat a été adopté sans objection aucune, après des nuits folles passées au Bourget par des ministres, hauts responsables, délégués, experts et responsables du mouvement associatif.

Même si les ONG demandent plus de concessions et d’engagements des pays industrialisés, ils ne sont pas totalement déçus de cet accord qui se veut "juste", "durable", "équitable" et juridiquement "contraignant".

En général, les sentiments exprimés à la suite de l’adoption, sans le vote, de l’accord de Paris, montre la satisfaction d’avoir abouti à un document universel que la présidence de la COP21, la France, a pu l’arracher un mois après les attentats terroristes de Paris qui ont causé la mort de 130 personnes.

C’est un pari gagné par la France, l’Onu et les 195 pays membres de la Convention-cadre des Nations unis sur le climat, qui rentrent à la maison avec un texte. Pour son application, l’accord a prévu dans son corpus tous les mécanismes avec un agenda précis.

Par ailleurs, même si les pays industrialisés ont laissé des plumes dans les rudes et âpres négociations qui ont touché à leurs intérêts, les pays en développement ne peuvent que se réjouir de l’atteinte de leurs objectifs.

Le document, qui fera date, a pris en compte pratiquement toutes les préoccupations des pays en développement, notamment africains qui sont devenus désormais acteurs et non plus observateurs comme par le passé.

Considéré comme un jalon essentiel pour la limitation du réchauffement climatique, l’accord de Paris est qualifié d’"historique", après l’échec en 2009 de Copenhague.

L’accord insiste avec une "vive préoccupation" sur "l’urgence de combler l’écart significatif" entre l’effet global des engagements d’atténuation pris par les Parties en termes d’émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre jusqu’à 2020 et de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C.

La "différenciation" entre les pays développés et ceux en voie de développement a été actée par l’accord. Les pays développés "doivent être à la pointe et se doter d’objectifs de réduction d’émissions en valeur absolue", alors que les pays en développement "devraient continuer à améliorer leurs efforts" de lutte contre le réchauffement, "à la lumière de leur situation nationale".

Pour le volet financier, les ressources financières fournies aux pays en développement devraient renforcer l’application de leurs politiques, stratégies, règlements, plans d’action et mesures de lutte contre les changements climatiques. L’accord fixe un "niveau plancher" de 100 milliards de dollars par an, en tenant compte des besoins.

Cependant, l’accord montrera sa force au moment où les grands pollueurs du monde tiendront compléteront leurs promesses jugés "insuffisantes".

La Chine, premier émetteur mondial (environ 1/4 des émissions) s’est engagée à commencer à réduire de 60 à 65 % de ses émissions de gaz à effet de serre, au plus tard en 2030, alors que le deuxième pollueur mondial, Etats-Unis, veut réduire de 26 à 28% ses émissions d’ici à 2025. L’Union européenne, quant à elle, réduira ses émissions d’au moins 40% d’ici à 2030.

Un autre grand pollueur, l’Inde, a promis de réduire son carbone de 35 % d’ici à 2030, mais sans fixer d’objectif de réduction globale des émissions. Pour la Russie, une réduction de moins de 25 à 30 % est prévue d’ici à 2030.

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