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LA LARGE LIBERTE D’EXPRESSION PERMISE PAR LES NOUVEAUX MEDIAS A FAIT AUGMENTER LES DIFFAMATIONS ET LES ATTEINTES A LA VIE PRIVEE (RENCONTRE)

30/04 08h36

SKIKDA, 29 avr 2018 (APS) - La large liberté d’expression permise par les nouveaux médias, à savoir les réseaux sociaux, a contribué à "l’augmentation des crimes de diffamation et d’atteinte à la vie privée’’, ont considéré dimanche les participants au 6ème Séminaire national sur "La liberté d’expression dans l’environnement numérique’’ organisée à l’université 20 août 1955 de Skikda.

"Les nouveaux médias ont de gré ou de force pénétré les vies privées des individus qu’ils soient des gens ordinaires ou des célébrités en diffusant leurs photos et vidéos sur leur vie privé’’, a estimé Siham Bouloudani, enseignant à l’université Badji Mokhtar d’Annaba.

"Publiés parfois à l’insu des concernés, ces contenus s’échangent à une vitesse incommensurable donnant parfois lieu à des actions de chantage, de vengeance ou de gains illégitimes", a poursuivi l’intervenante, relevant qu’"un grand nombre de personnes perdent leurs droits en l’absence de lois et de dispositifs d’organisation de l’espace numérique’’ d’où, a-t-elle soutenu, "la nécessité de telles lois et dispositifs qui accompagnent l’évolution technologique’’.

De son côté, Souhila Chaoui de l’université de Skikda a consacré sa communication aux conclusions d’une étude réalisée sur environ 300 étudiants de l’université de Skikda et des journalistes locaux, qui révèlent que 57 % des concernés suivent quotidiennement des contenus publiés sur le réseau social Youtube et que beaucoup d’entre eux "ignorent les mécanismes de contrôle et de surveillance utilisés par l’administration de ce réseau et du groupe Google qui parfois retirent certains contenus contraires aux conditions de publication sur le site’’.

Ces règles et conditions liées pour la plupart à la non-atteinte aux droits de propriété et d’auteur et l’exclusion de contenus extrémistes et violents sont ignorées par les usagers du site dont certains de leurs contenus sont parfois éliminés.

L’étude a également démontré que les jeunes étaient partiellement conscients de la possible responsabilité légale en cas de publication de contenus contraires aux normes légales, politiques et religieuses de leurs pays, a souligné cette universitaire, notant que "l’espace numérique souffre encore de nombre de problématiques légales et éthiques dont celle de la violation de l’intimité de la vie privée’’.

Organisée par le Département des sciences de l’information et de la communication de l’université de Skikda, la rencontre vise, selon les organisateurs, à éclairer sur plusieurs conceptions en rapport avec la liberté d’expression dans l’environnement numérique, les législations algériennes sur l’information et les nouveaux défis liés à la liberté d’expression.(APS)

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