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HISTOIRE D’UN REVE NE A KHENCHELA ET DEVENU REALITE A NEW YORK

24/09 13h12

BATNA- Le parcours de l’artiste Boubaker Laghrour, qui expose depuis le 10 septembre et jusqu’au 9 octobre à la Maison de la culture Mohamed Laïd Al khalifa de la ville de Batna, est une histoire fascinante d’un beau rêve né à Khenchela, au cœur des Aurès, et devenu réalité dans la ville américaine de New York.

L’enfant passionné de peinture et malheureux de ne pouvoir rejoindre l’école des beaux-arts, ne savait pas que rejoindre l’université et y exceller allaient constituer le début de la concrétisation de son rêve d’enfance de devenir plasticien spécialisé dans la sculpture.

D’une voix sereine et posée, le fils de Khenchela, qui vit actuellement entre les Etats-Unis et la Belgique, a assuré, au cours d’un entretien avec l’APS, que la bourse d’étude obtenue à l’université d’Annaba pour suivre ses études en chimie aux Etats-Unis fut un tournant décisif dans sa vie, résolument replacée sur la voie de l’art.

Arrivé en 1981 aux Etats-Unis, Boubaker s’inscrit tout d’abord à des cours de peinture à Washington mais se tourna rapidement vers l’apprentissage de la sculpture à New York sous la direction de l’artiste newyorkais d’origine italienne Paul Lucchesi.

"Ma spécialité en chimie avait favorisé cette redirection vers l’univers de la sculpture particulièrement la sculpture sur bronze qui exige beaucoup de concentration, d’efforts et de temps ainsi qu’une bonne connaissance des réactions des matériaux’’, a expliqué Boubaker Laghrour, qui appartient à la même famille du chahid Abbas Laghrour. Ce qui a favorisé dès le début l’épanouissement de son expérience en sculpture est le recours constant au modèle vivant, a ajouté l’artiste, notant qu’à l’opposé du peintre qui a affaire avec des formes planes, la sculpture traite des formes réelles à trois dimensions où "le toucher et le mouvement des mains sont fondamentaux pour l’œuvre et les sensations s’y rapportant’’.

Boubaker, qui a indiqué exposer pour la première fois à Batna et pour la quatrième fois en Algérie, a confié que depuis son installation aux Etats-Unis, il vit pour la sculpture et lui consacre, surtout depuis 1992, la totalité de son temps. "Chaque jour sans interruption’’. "Je trouve un immense plaisir à donner corps à mes œuvres qui absorbe tout mon temps’’, a relevé l’artiste. "Outre mes participations aux expositions, j’ai donné des cours de sculpture dans plusieurs instituts spécialisés aux Etats-Unis, dont Stevenson academy of fine arts de New York et co-animé avec mon +maître+’ Paul Lucchesi plusieurs ateliers dans cette même ville, en Italie et en Belgique", a-t-il confié.

C’est dans ce dernier pays que Boubaker assure préférer travailler en raison, a-t-il expliqué, de l’existence d’une fonderie qui lui facilite l’exécution de ses œuvres qui passe par plusieurs étapes à partir de la sculpture initiale sur argile, la préparation des moules de cire puis, enfin, la coulée de bronze qui nécessite des conditions spécifiques.

La première exposition de Boubaker Laghrour, en Algérie, a été en 2010 à la maison de la Culture de Khenchela, puis en 2011 à Tizi-Ouzou et en 2013 à Alger.

A Batna, l’artiste expose sous le thème : "Aurès de la révolution’’, des sculptures nouvellement réalisées.

Le visiteur de l’exposition de cet artiste émigré, né en 1954, découvre des œuvres qui débordent de sentiments et d’attachement aux origines amazighes et qui révèlent un souci du détail et de l’infinie précision frisant des limites extrêmement fascinantes.

L’exposition comprend 15 bustes de héros de la révolution libératrice, dont Mustapha Benboulaïd, Larbi Ben M’hidi, Abbas Laghrour, Abbane Ramdane, Mohamed Boudiaf et Djamila Bouhired ainsi que de femmes targuies et auressiennes en plus de plusieurs toiles.

Boubaker a réussi à vaincre "la nature muette’’ du bronze en reproduisant dans ses sculptures d’infimes traits de visages expressifs, des caractères profonds des personnes représentées comme celles de Mouloud Mammeri et Kateb Yacine, a estimé le plasticien batnéen, Hocine Houara.

Les œuvres de Boubaker appartiennent toutes à l’école classique centrée sur la reproduction avec énormément de soin. On y retrouve les détails les plus infimes, depuis les plus petites rides du visage et du front aux très petits poils du menton conformément à la technique italienne de sculpture.

Selon l’artiste-sculpteur, la spécificité de l’exposition de Batna est "d’évoquer le souvenir de la Révolution de libération à travers des bustes en bronze des héros de cette épopée, qui seront conservées pour la postérité’’ d’autant que les statues de bronze peuvent se conserver pendant plusieurs milliers d’années.

Boubaker Laghrour a exprimé sa disponibilité à animer des ateliers de formation à la sculpture sur bronze pour transmettre son expérience de 30 ans aux USA et en Europe, à l’instar des ateliers tenus à Azazga et à Alger, assurant avoir rencontré à travers le pays de grands talents qui requièrent seulement d’être accompagnés

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